jeudi 4 avril 2013

Voyage à travers Neo-Séoul - Cloud Atlas

Warnerbros.com

Dernière activité cinémastique en date : Cloud Atlas. Sortie quasi forcée, résultat d'une place de cinéma à utiliser avant le 31 mars. Ainsi, nous nous retrouvons dans la salle obscure, sans s'être au préalable réellement informés sur le film...

Un yeunage difficile les premières minutes


Le début du film peut sembler difficile à suivre, l'introduction des personnages à travers 6 époques différentes se déroulant de façon entremêlée, sans logique apparente. On s'y perd un peu, mais pas d'inquiétude : tout finira par se mettre en place. Et surprise au terme de quelques minutes : Une vision futuriste d'un Séoul dystopique, tableau où évolue une partie des personnages de Cloud Atlas. - Petit aparté : pour tous ceux qui souhaite lire un avis complet sur ce film et non orienté sur Séoul, je conseille cet article plutôt complet -

Voyage à travers Néo-Séoul


À travers les différents passages narrant l'histoire se déroulant en 2144 dans l'une des dernière cités debout, Neo-Séoul, on découvre un monde dévasté :
  • une montée des eaux a réduit les zones habitables (on y voit les gratte-ciels de l'ancien Séoul immergés),
  • la radio-activité est partout suite à un/des accidents nucléaires,
  • presque tout est toxique toujours à cause d'accidents industriels...
Bref pas l'endroit idéal pour passer des vacances... Ainsi, Néo-Séoul est peuplé de Séoulites (au visage particulier disons le, résultat d'un maquillage un peu spécial pour transformer les acteurs occidentaux en asiatiques) mais également de "fabricants" (clones). Ces "fabricants" sont voués au service des humains : services, nettoyages des zones à risques, etc... et qui, bien évidemment doivent rester à leur place (parallelle avec l'esclavagisme décrit dans ce même film avec l'histoire se déroulant en 1849).
Ce Neo-Séoul mixe les lieux crasseux, coulisse de la neo-société pas vraiment reluisante, et places aseptisées, où les humains évoluent. Mais surtout on découvre un monde moderne où,

  • coté face (les hauts quartiers de Séoul) : la mondialisation a conduit à une uniformisation de la culture. Sans la présence, omniprésente, du Hangeul sur les emballages, enseignes et documents, ou encore les yeux bridés des Séoulites, on aurait aussi bien pu se croire à New-York;
  • coté pile (les bas quartiers de Séoul) : on découvre les débris d'une culture aux couleurs asiatiques.
Warnerbros.com
Certainement, déjà en marche sur l'actuelle Séoul, la mondialisation a un gout bien amer dans ce film.


Verdict sur le film: L'impression étonnante d'avoir vu 6 films en un. Ravie que la date d'utilisation de cette place de cinéma nous ait amené à voir ce film. Mais, ce qu'il faut retenir c'est : tout est lié... Enfin, petit clin d'oeil à Soleil Vert : décidemment les frères Wachowski aiment ce genre de révélation.

Bonus : Un Séoul ultra green... Mon préféré.
Warnerbros.com

2 commentaires:

  1. Ohé ! Merci pour la présentation honnête : ) Sans être exempt de toute critique bien évidemment, je ne pense pas m'avancer trop en disant que voici un film grand public qui innove en revisitant par un montage magistral, époustouflant (je n'avais qu'une crainte au su de la longueur "OrsonWellesque" ou "Kubrickienne" du métrage : que les tableaux se succèdent d'une façon linéaire ...)les clichés du genre (des genres en fait !), car c'est une oeuvre par certains aspects d'une convention extrême au niveau du contenu des histoires en soi, flirtant avec le (très) mauvais roman de gare plus d'une fois !! ... Seulement, miracle, tout est sauvé par ce montage formellement redoutable, d'une technicité folle au point de ne plus se laisser percevoir, d'où la réussite. C'est du très grand art, tout comme les performances d'acteurs, très attachants à travers leurs différentes incarnations, toujours crédibles dans leur complexité d'êtres humains en lutte pour survivre (y compris contre eux-mêmes)et ce, malgré les divers échecs et batailles perdues dont s'émaille l'histoire qui, à mesure qu'elle rebondit ailleurs et dans un autre temps, n'en paraît que réinsuffler d'autant plus d'espérance et de confiance ... C'est ce qui m'a paru très fort, en définitive, dans cette fiction : cette foi dans les forces positives et de progrès, malgré tous les bien-pensants du désastre, du cynisme et de la libération des instincts les plus inavouables (dont la pratique de l'anthropophagie récurrente dans le film pourrait en être le symbole ? Qu'on se rappelle aussi ces paroles qui reviennent à au moins 2 reprises, comme un résumé de toute l'injustice de l'exploitation de l'humain par l'humain en ce bas-monde : "Les faibles sont LA VIANDE dont se nourrissent les forts" ...)...Mais ce film très marquant, que j'eus regretté d'avoir manqué (car il est fait pour être vu sur grande toile, visuellement étant souvent somptueux tout en évitant la plupart du temps le piège du grand/gros spectacle ... Une comparaison avec l'actuel "blockbuster" Iron man est éloquente !!! Celles et ceux qui ont vu Cloud Atlas s'en souviendront encore en revanche ... et c'est justice), a un potentiel assez inépuisable, on pourrait multiplier longtemps les angles d'analyse, ce n'est pas l'objectif ici, dans ce format plus court qu'un billet ! Une dernière chose : il me semble qu'il est fait référence aux clones de NéoSéoul dans le film comme étant appelés "fractaires" et non "fabricants" comme vous l'écrivez. Ce qui serait cohérent avec leur nature de clone, précisément, une image fractale étant exclusivement composée des répétitions (à diverses échelles)d'elle-même ... Merci encore ! Cordialement : ) "The" VEERS

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je retourne le compliment : merci pour cet avis sur ce film.

      Il est clair que nombreux sujet sont abordés dans ce film.
      J'ai par ailleurs, depuis lu le livre "Cartographie des nuages" et si le film peut laisser naître un espoir quant à la nature humaine, le livre est à contrario complètement ferme et définitif quant à la nature humaine et ses civilisations conduisant inéluctablement à leur perte.

      PS : En effet c'est bien "fractaires". A l’époque j'avais vu le film en VO et il me semble qu'en VO le mot utilisé est Fabricant, probablement pour mettre en avant qu'il s'agit d'un "produit" manufacturé...

      Supprimer

Vous dites k-oi ?